Qu’est-ce que la connaissance de soi ? Quelle est la nature de cette connaissance ? Est-elle différente de la connaissance provenant des voies de la raison et de la science ? Quelle différence avec l’introspection ? Suffit-il de prêter attention à soi pour se connaître ?
Les difficultés pour l’établissement de la connaissance de soi sont très nombreuses, liées autant à nos subjectivités qu’à nos croyances. Nous examinerons dans cette conférence les principales illusions et pièges auxquels nous sommes confrontés couramment.
Quelle est la place de l’expérience vécue dans la connaissance de soi ? Si elle semble de prime abord indispensable, ne peut-elle pas aussi être une source d’illusions et d’erreurs ? L’expérience fait-elle d’ailleurs connaissance de soi pour autant ? A-t-on d’ailleurs la preuve
La connaissance de soi nous invite à une attention toute particulière à l’égard du désir, ou plutôt des désirs. A la fois parce que la connaissance en situation de nos désirs permet de les travailler philosophiquement, de les réorienter ou de les volontariser au besoin, mais aussi parce qu’ils sont des révélateurs de nous-mêmes. Nos désirs en disent plus sur nous que bien des discours.
Si la connaissance de soi évoque comme objectif le principe d’une meilleure connaissance de soi, cette connaissance n’est pas sa propre finalité. Il s’agit de mieux se connaître en vue de notions plus grandes que la simple connaissance, même celle de soi. La connaissance de soi est moyen, la liberté une de ses finalités. Quelles sont les relations entre la connaissance de soi et la liberté ? Peut-on être libre sans se connaître soi-même ?