Cercle de Lecture

Le Cercle de lecture

Venez découvrir un livre et échanger avec d’autres lecteurs !


 

Le 2ème lundi du mois à 14H

lieu : Maison de la Philosophie

PAF : 4 €; adhérent, gratuit.

Aimez-vous lire ? Kundéra, Hesse, Camus, Le Clézio, Zweig, Semprun... ? Comme nous, un auteur vous a séduit et vous souhaitez en découvrir d’autres. Comme nous, vos lectures ont suscité des envies, des idées, des coups de coeur, des interrogations, que vous aimeriez partager. Dans ce cas, venez nous rejoindre au sein du groupe de lecteurs de l’Université populaire de philosophie. La vitesse de croisière est mensuelle, le deuxième lundi du mois à partir de 14H30. Ce sera l'occasion de lire, d'entendre la voix d'une écriture, d’échanger autour d’une oeuvre, d’un auteur, d'entrecroiser au fur et à mesure des réunions nos avis, nos lectures, au sens propre et figuré.
 

 


 

PROGRAMME DE L'ANNEE 2018-2019

 


 

Archives du Cercle de Lecture

 


PARTICIPATION : adhérent 2€, non-adhérent 4€.

Infos et lieu des rencontres :
MAISON DE LA PHILOSOPHIE - 05.61.42.14.40
29 RUE DE LA DIGUE, 31300 TOULOUSE

 


LUNDI 8 OCTOBRE  à 14H

LE GUÉPARD, DE LAMPEDUSA (1958)

 

Concetta et Angelica sont les deux héroïnes du Guépard. Quand les amies d’enfance se retrouvent, ce soir d’août 1860 à Donnafugata, Tancrède fait d’elles des rivales, rivalité qui ne cessera jamais vraiment, même en 1910. La blonde et timide Concetta ne peut lutter contre la sensualité de la brune Angelica, "voluptueuse adolescente" qui enflamme immédiatement Tancrède. Si l’amour les sépare, la recomposition sociale qui accompagne, en 1860, le renversement de la monarchie des Bourbons et l’unité italienne, les oppose également. Angelica la roturière, la fille du propriétaire enrichi don Calogero Sedara, en épousant Tancrède, devient princesse de Falconeri, accède au rang et au raffinement des nobles…

 

LUNDI 12 NOVEMBRE  à 14H

LE JARDIN DES FINZI CONTINI,
DE GIORGIO BALSANI (1964)

 

Le Jardin des Finzi-Contini est un roman singulièrement envoûtant, car c'est surtout celui des relations humaines complexes qui finalement demeurent en suspens : celles qui lient le narrateur à l'insaisissable Micol, celle-ci à son frère Alberto, l'amitié trouble d'Alberto pour le Milanais Malnate, ou celle difficile du protagoniste pour ces deux jeunes gens. Et tout autour d'eux, il y a, extraordinairement vivant, le microcosme de la Ferrare bassanienne, dont se détache, aristocratique et solitaire, la famille Finzi-Contini, séparée du monde par les murs de son immense jardin planté d'essences rares. L'assaut des discriminations raciales et des persécutions, dont on voit lentement se resserrer l'étau, semble un instant devoir combler le fossé qui s'ouvre entre elle et ses compagnons de malheur, mais il ne fait en réalité que le creuser davantage…

 

LUNDI 10 DÉCEMBRE  à 14H

SI C’EST UN HOMME
DE PRIMO LEVI (1947)

 

Si c’est un homme s’ouvre par l’arrestation de Primo Levi pour faits de résistance en 1943 dans l'Italie fasciste. Après avoir été interné dans un camp de détention, il est déporté à Auschwitz Birkenau en février 1944. Il échappe de peu à la sélection vers la mort et est affecté au camp de Monowitz (Auschwitz III). L’entrée dans le camp est une initiation dégradante : nu, les cheveux tondus, son numéro d'identification du camp est tatoué sur son avant-bras. Levi se rend compte qu'il doit apprendre les lois de la réalité incompréhensible qui sera désormais la sienne. De nombreux règlements s’imposent brutalement à lui pour organiser chacun de ses jours. Survivre à la famine, aux coups quotidiens, tout en travaillant très durement. Après une quinzaine de jours dans le camp, Levi devient obsédé par la nourriture et totalement étranger à l’homme qu’il était.

 

LUNDI 14 JANVIER  à 14H

LES VILLES INVISIBLES,
DE ITALO CALVINO (1972)

 

Les villes invisibles. «Il n'est pas dit que Kublai Khan croit à tout ce que Marco Polo lui raconte quand il lui décrit les villes qu'il a visitées dans le cours de ses ambassades» : c'est ainsi que commence cette relation de voyages dans des villes qui n'ont leur place sur aucun atlas. L'exotisme n'y est pas seulement géographique : on ne sait à quel passé ou présent ou futur appartiennent ces cités qui portent chacune le nom d'une femme. Au début, foisonnent les signes d'un Orient fabuleux, celui du Livre des Merveilles ou des Mille et une Nuits ; puis, peu à peu, le répertoire se modifie et reconduit le lecteur au milieu d'une mégapolis contemporaine près de recouvrir la planète. Et tout au long passent des villes qui ne peuvent exister qu'en rêve : filiformes, punctiformes, dédoublées, effacées.

 

LUNDI 11 FÉVRIER  à 14H

LA PEAU,
DE MALAPARTE (1944)

 

En 1943, Curzio Malaparte, grand correspondant de guerre et officier de liaison auprès des Alliés, se trouve à Naples avec les troupes américaines venues libérer le pays. Entouré de ces hommes fraîchement débarqués en Europe, que les années de combat et de désillusion n'ont pas encore abîmés, l'auteur entreprend une tragique odyssée à travers une Italie en ruine, livrée à la misère et au chaos. Partout on se livre aux plus viles exactions. Comme un écho au tumulte des hommes, le Vésuve entre en éruption, les animaux meurent au supplice, la terre se déchire. De page en page, la complexité de ces destins happés par la brutalité de l'Histoire se déploie sous l'oeil de l'auteur, intransigeant jusqu'à l'écoeurement avec la cruauté des faits.

 

 

LUNDI 11 MARS à 14H

LE CHRIST S’EST ARRÊTÉ À EBOLI,
DE CARLO LEVI (1945)

 

«Le Christ s'est arrêté à Éboli», disent les paysans de Gabliano, petit village de Lucanie, tellement ils se sentent abandonnés, misérables. L'auteur, antifasciste, a vécu là, en résidence surveillée, de 1935 à 1936. L'histoire de son séjour forcé parmi ces gens frustes et douloureux a été un des grands événements de la littérature italienne.

 

 

LUNDI 08 AVRIL à 14H

MONTEDIDIO,
DE ERRI DE LUCA (2002)

 

«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied : "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied'même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»

 

LUNDI 13 MAI à 14H

L’AFFAIRE MORO,
DE LEONARDO SCIASCIA (1978)

 

«Si ce crime était perpétré, une spirale effrayante s'ouvrirait, que vous ne pourriez affronter. Ce serait votre déroute », écrivait à la direction du parti démocrate-chrétien italien, le 21 avril 1978, Aldo Moro, enlevé par les Brigades rouges et détenu depuis plus d'un mois dans une «prison du peuple». Par l'analyse des lettres de captivité de Moro et des communiqués des Brigades rouges, Leonardo Sciascia montre qu'une issue était possible. L'offre d'échange émise par les B. R. devait être prise au sérieux. Mieux, ils se seraient contentés, parmi les treize prisonniers qu'ils réclamaient, de quelques-uns ou même d'un seul. Car Aldo Moro, éminent politicien, avait su semer chez ses geôliers le doute et l'incertitude.

 

LUNDI 10 JUIN à 14H

LE CONFORMISTE,
DE MORAVIA (1951)

 

Le jeune Marcello grandit, livré à lui même, dans une famille désunie. Lebouillonnement de l'adolescence l'effraie, il se sent traversé par des instincts violents, meurtriers. Terrorisé par le sentiment d'être différent des autres, Marcello décide, une fois adulte, de devenir comme tout le monde, irréprochablement normal. Dans l'Italie de Mussolini, être normal cela veut dire être fasciste. Marcello a mis le doigt dans un engrenage qui le conduira très loin. Relire Le Conformiste dans sa première édition, c'est redonner à ce texte qui a suscité tant d'interprétations une virginité. C'est, enfin, laisser la parole aux mots.