Cercle de Lecture

Le Cercle de lecture

Venez découvrir un livre et échanger avec d’autres lecteurs !


 

Le 2ème lundi du mois à 14H

lieu : Maison de la Philosophie

PAF : 4 €; adhérent, gratuit.

Aimez-vous lire ? Kundéra, Hesse, Camus, Le Clézio, Zweig, Semprun... ? Comme nous, un auteur vous a séduit et vous souhaitez en découvrir d’autres. Comme nous, vos lectures ont suscité des envies, des idées, des coups de coeur, des interrogations, que vous aimeriez partager. Dans ce cas, venez nous rejoindre au sein du groupe de lecteurs de l’Université populaire de philosophie. La vitesse de croisière est mensuelle, le deuxième lundi du mois à partir de 14H30. Ce sera l'occasion de lire, d'entendre la voix d'une écriture, d’échanger autour d’une oeuvre, d’un auteur, d'entrecroiser au fur et à mesure des réunions nos avis, nos lectures, au sens propre et figuré.
 

 


 

PROGRAMME DE L'ANNEE 2017-2018

 


 

Archives du Cercle de Lecture

 


PARTICIPATION : adhérent 2€, non-adhérent 4€.

Infos et lieu des rencontres :
MAISON DE LA PHILOSOPHIE - 05.61.42.14.40
29 RUE DE LA DIGUE, 31300 TOULOUSE

 


LUNDI 9 OCTOBRE 2017 à 14H

LE PROCÈS, DE KAKFA (1925)

 

Le roman s’ouvre avec l’arrestation soudaine de Joseph K. dans sa chambre, le matin de son anniversaire. Deux gardes l’informent sans lui expliquer quelles sont les charges retenues contre lui. Malgré son arrestation, K. est libre d’aller travailler à la banque. Devant l’absence de nouvelles des institutions judiciaires, K. se présente au tribunal, défend sa cause en dénonçant les conditions de son arrestation et la corruption des fonctionnaires. Mais le juge lui fait remarquer que son audience n’est composé que de fonctionnaires. K. retourne au tribunal la semaine suivante, qu’il trouve vide car aucune session ne se tient ce jour-là. Il rencontre d’autres accusés, dont l’état physique révèle l’épuisement crée par leur Procès.

 

LUNDI 13 NOVEMBRE 2017 à 14H

LE LOUP DES STEPPES,
DE HERMAN HESSE (1927)

 

Le Loup des steppes raconte l’histoire de Harry Haller, homme désabusé, tiraillé entre un besoin d’isolement, presque de sauvagerie, un aspect de lui-même qu’il nomme «le loup des steppes», et l’intégration dans la société, qu’il recherche malgré tout, encore et toujours. La découverte d'un fascicule décrivant sa propre histoire, ainsi que sa rencontre avec Hermine, qui le prend sous son aile, vont l'obliger à sortir de son existence recluse et à se confronter aux multiples aspects de sa personnalité. Il entame ainsi un parcours initiatique (thème cher à Hermann Hesse) qui le fera passer par toutes les facettes possibles de son existence. Il apprend ainsi à jouir de la vie et à utiliser l'humour pour se distancier de l'absurdité du monde et progresser.

 

LUNDI 4 DÉCEMBRE 2017 à 14H

LA CONFUSION DES SENTIMENTS,
DE STEFAN ZWEIG (1927)

 

Fils de proviseur d'un lycée d'une petite ville d'Allemagne du nord, Roland de D. est à 19 ans un étudiant qui suit malgré lui au départ des études d'anglais (à Berlin). Il mène dans la capitale allemande une vie dissolue pendant plusieurs mois, négligeant ses études. Découvrant cela, son père le fait déplacer dans une université d'une petite ville de province au centre de l'Allemagne. Là, il est tout de suite subjugué par l'intelligence d'un professeur de philologie et son talent pour communiquer sa passion pour Shakespeare. Le professeur le prend tout de suite en affection et lui facilite son installation en lui conseillant une chambre à louer au-dessus de chez lui. Par la suite, l'étudiant est amené à entrer dans l'intimité du professeur. Il découvre qu'il a une femme et que le couple est assez particulier : les deux époux sont assez froids l'un envers l'autre et le mari s'absente fréquemment.

 

LUNDI 8 JANVIER 2018 à 14H

SENS UNIQUE,
DE WALTER BENJAMIN (1928)

 

Dans ce recueil ont été rassemblés deux textes : Enfance berlinoise, évocation et souvenirs d'enfance et de jeunesse, parus dans les journaux en 1933 et 1935 et Sens unique, publié en 1928, où Ernst Bloch voyait un "exemple de pensée surréaliste". Si le Benjamin philosophe n'est pas absent de ces pages, on y prend mieux la mesure du Benjamin écrivain, ami de Kafka, Brecht, et de Georges Bataille dans son exil parisien, et nourri de culture française dans ce qu'elle avait encore d'universel. Enfance berlinoise et Sens unique présentent une formidable collection de souvenirs dans laquelle Benjamin se fait tout à tour le piéton de Berlin et de Paris. L'intérêt des lecteurs pour cet ami de Theodor Adorno, philosophe et musicien allemand, partie prenante au puissant courant intellectuel et philosophique qui fut contemporain de la République de Weimar, n'a cessé de croître, en France comme à l'étranger.

 

 

LUNDI 12 FÉVRIER 2018 à 14H

L’OR DE CAJAMALCA,
DE JACOB WASSERMAN (1928)

 

1532, la conquête du Pérou et plus particulièrement celle de la ville de Cajamalca. Cajamalca et son or, tant convoité des Espagnols et de leur général Pizzaro. Et pour finir, un peuple qui n’a rien demandé, sinon le respect de ses croyances, se voit privé de son Inca, le grand Atahualpa.Fait prisonnier par les Espagnol, l’Inca découvre que ces hommes, venus d’une terre inconnue, se transforment en véritables sauvages dès qu’il est question d’or. Felipillo, l’interprète, le lui a confirmé : ils sont prêts a tout en échange de ce métal pourtant si banal au Pérou. Atahualpa échangera donc sa liberté contre sa richesse mais la parole des hommes n’est pas trop solide.

 

 

LUNDI 12 MARS 2018 à 14H

LA MARCHE DE RADETZKY,
DE JOSEPH ROTH (1932)

 

La Marche de Radetzky est une histoire sur quatre générations de la famille Trotta. On y suit l'élévation d'une petite famille de soldats et bureaucrates de l'Autriche-Hongrie, de l'apogée de l'empire à son déclin annoncé par la guerre. Joseph Roth fait office de pionnier dans l'utilisation d'un personnage historique, l'empereur Franz Joseph, personnage fictif récurrent du roman. Le jeune Empereur bien intentionné mais maladroit manque de se faire tuer lors de la Bataille de Solférino en 1859. Le jeune lieutenant Trotta pousse l'Empereur à terre et reçoit à sa place une balle dans l'épaule. Trotta n'est que blessé. L'Empereur retrouve le jeune lieutenant, l'anoblit en Trotta von Sipolje (du nom de son village), le nomme capitaine et le récompense du titre de chevalier puis, plus tard, de celui de baron Trotta et de l'Empire.

 

 

LUNDI 09 AVRIL 2018 à 14H

LES FALAISES DE MARBRE,
DE ERNEST JUNGER (1939)

 

Après quelques années de campagnes guerrières, le narrateur, en compagnie de son frère, s'est retiré dans un ermitage, situé au bord des falaises de marbre. C'est là qu'ils méditent, songent, écrivent, prennent le temps de la contemplation, discutent, échangent leurs visions du monde. Un retrait qui sera perturbé par les meutes du grand forestier, obligeant les deux frères, pris dans la tourmente anarchique, à la fuite. À la fois épopée, poème en prose et récit utopique, Sur les falaises de marbre, publié en 1939, tout en étant imprégné d'un certain pessimisme, n'en est pas moins un texte d'espoir, d'espoir timide qui voudrait croire à un monde où la force, le courage se mêleraient à l'intelligence. À peine voilée, c'est aussi une dénonciation de la barbarie nazie.

 

 

LUNDI 14 MAI 2018 à 14H

QUAND LES LUMIÈRES S’ÉTEIGNENT,
DE ERIKA MANN (1940)

 

Dans ce document d’époque, unique en son genre, Erika Mann met au jour les rouages d’un système diabolique, de l’arrivée au pouvoir d’Hitler à la mise en place du régime nazi, en observant le destin d’une ville et de ses habitants et, à travers eux, celui d’un pays tout entier. Représentatives des stratégies insidieuses par lesquelles le régime national-socialiste envahit tous les domaines de la vie, les dix histoires du volume composent le tableau d’une société confrontée au mal nazi. Audelà de ces récits, le lecteur devine la perversité, la bêtise et la force de destruction d’un système qui mine progressivement tous les espoirs.

 

LUNDI 11 JUIN 2018 à 14H

SEUL DANS BERLIN,
DE HANS FALLADA (1947)

 

Il évoque la résistance allemande au régime nazi et les conditions de survie des citoyens allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est fondé sur l'histoire réelle d'Otto et Elise Hampel, exécutés le 8 avril 1943 à la prison de Plötzensee pour des actes de résistance et dont le dossier à la Gestapo a été transmis à Hans Fallada après la guerre. Avec réalisme, ce roman dénonce la barbarie et la cruauté du Troisième Reich, les bassesses de la nature humaine soumise à la peur et à la haine et met en valeur le courage de quelques-uns qui, pour rester en accord avec leur conscience et contribuer à la destruction de ce régime, ont été prêts à donner leur vie.