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Programme détaillé : à télécharger

Lieu : A la Maison de la Philosophie.

Mode : En présentiel, visio et replay.

Conférence à l’unité (en présentiel ou visio) : non adhérent : 5 € – Adhérent : gratuit. Le lien d’inscription est en bas de page. 

Inscription cycle complet (en présentiel, visio et replay) :  gain de temps, plus besoin de vous inscrire à l’unité. Gratuit pour les adhérents. Inscription possible à tout moment, les conférences précédentes sont disponibles en replay.

Replay : Le replay des conférences est inclus dans l’inscription au cycle complet, ainsi que dans le PASS PHILO de l’adhésion.

SAMEDIS PHILOSOPHIQUES 2026-2027

 

L’ATHÉISME, LES RAISONS D’UNE ÉMANCIPATION

De l’athéisme de conviction à l’athéisme de connaissance

Cycle de 19 conférences bimensuelles par Eric Lowen

Les 1er et 3ème samedis du mois, d’octobre à juin, de 14H à 16H30,

en présentiel, visioconférences et replay

Les Samedis philosophiques sont un cycle annuel de conférences philosophiques destinées à travailler en profondeur un thème différent chaque année. S’il est préférable de suivre l’ensemble du cycle, chaque conférence reste néanmoins autonome et peut se suivre séparément des autres.

Le programme 2026-2027 comporte une série de 19 conférences sur l’athéisme. L’athéisme est souvent présenté à tord comme une forme de croyance comme une autre, comme si on ne pouvait pas connaitre l’inexistence de tout déité. Ces affirmations sont fausses, provenant généralement de penseurs religieux. L’athéisme moderne est un athéisme de connaissance, conséquence des progrès de la connaissance du monde et du vivant, qui a entrainé la fin des illusions déitales, surnaturalistes, spiritualistes et métaphysiciennes. Mais il ne suffit pas d’être athée pour comprendre l’athéisme. De ce fait, ces conférences aborderont de grands principes sur l’athéisme, sa diversité, ses raisons et sur la refondation athéiste de la condition humaine.

Conférences en présentiel à la Maison de la philosophie, en visioconférence et replay. Vous pouvez passer librement d’un mode de participation à l’autre.

Possibilité de s’inscrire aux conférences à l’unité ou au cycle complet. Possibilité de s’inscrire au cycle complet à tout moment, les conférences précédentes sont disponibles dans le replay.

1 – SAMEDI 3 OCTOBRE : QU’EST-CE QUE L’ATHÉISME ? – La connaissance de l’inexistence de toute déité

L’athéisme est souvent présenté comme une forme de croyance, symétriquement inverse à celle des religions, ou comme le négatif de l’histoire religieuse. Ces affirmations relativistes sont fausses, provenant généralement des penseurs religieux. L’athéisme est totalement différent, ce n’est pas une croyance mais au contraire un refus de la croyance, qui repose sur la connaissance et la raison, et qui aboutit au constat de l’inexistence de toute déité. L’athéisme est une connaissance. Il est important de rétablir l’athéisme dans sa positivité, son objectivité et sa puissance émancipatrice pour vivre la condition humaine. Avant d’être une réfutation, il est d’abord une affirmation positive des capacités de l’esprit humain et de la naturalité du monde.

2 – SAMEDI 17 OCTOBRE : L’ATHÉISME OU LE REFUS DE LA CROYANCE

Avant d’être une contestation de l’existence de dieu, l’athéisme est d’abord le refus de croire, c’est-à-dire le fait d’admettre pour vrai une chose sans réflexion, sans élément de confirmation. Il est donc une attitude de l’esprit avant d’être une réfutation. L’athéisme ne peut donc pas se réduire à la contradiction ou à la négation. Il est même une affirmation des pouvoirs de l’esprit humain, refusant de se démettre de la seule faculté qui le distingue de l’animal : celui de penser par lui-même.  

3 – SAMEDI 7 NOVEMBRE : LES QUATRE ATHÉISMES 

L’athéisme est un mot unique qui regroupe différents principes, certes complémentaires et convergents au final, mais différents et autonomes. Plus précisément, il existe quatre athéismes différents, chacun ayant son histoire et ses particularités. On peut ainsi être dans un athéisme particulier sans être dans les autres. Qu’un seul athéisme manque, et c’est le risque de retomber dans la séduction de la caverne de la religion. 

4 – SAMEDI 21 NOVEMBRE : PLURALISME DE L’ATHÉISME, DIVERSITÉ DES ATHÉISMES

Les vocables courants d’Athéisme et d’Athée sont trompeurs. Ils cachent la diversité des athéismes et le fait qu’en tant que courant philosophique l’athéisme n’existe pas ! L’athéisme n’est pas une philosophie, c’est tout au plus un terme facile pour désigner certaines philosophies qui ont en commun le fait d’être athées. Dire qu’une philosophie est athée, c’est dire ce qu’elle n’est pas et ne rien dire de ce qu’elle est. Plus on parle de l’Athéisme, moins on parle des athéismes réels et effectifs..

5 – SAMEDI 5 DÉCEMBRE DE L’ATHÉISME À L’ATHÉOLOGIE – Les défis de l’athéisme au-delà de l’athéisme

Il ne suffit pas d’être athée pour fonder une véritable pensée athée, un athéisme, et surtout le passage au stade suivant de l’athéologie. Quelles relations entre athée, athéisme et athéologie ? Que recouvre ces différentes notions ? Pourquoi effectuer ce développement de l’athéisme à l’athéologie puisque de toute façon il n’existe aucun dieu et que toutes les religions sont des impostures ? L’athéisme ne suffit-il pas ? Cette conférence tentera de présenter l’athéologie, nouveau défi de l’athéisme au-delà de l’athéisme, ses enjeux et son intérêt. 

6 – SAMEDI 12 DÉCEMBRE : POUR DES PHILOSOPHIES ATHÉISTES – L’insuffisance des philosophies athées

Une philosophie athée, seulement athée, est une philosophie insuffisamment athée. Les philosophies athées ne font pas philosophie de l’athéisme pour autant, elles ne sont encore qu’un demi athéisme. La philosophie de l’athéisme ne doit pas être confondue avec les philosophies athées. Un pas supplémentaire doit être franchi pour les philosophies athées pour s’émanciper des religions et de l’esprit de croyance. Cette conférence montrera les différences et les relations entre philosophie athée et philosophie athéiste.

7 – SAMEDI 9 JANVIER 2027 : ATHÉISME ET INCROYANCE – L’incroyance ne fait pas athéisme pour autant

La définition commune de l’athéisme l’assimile à la mécréance, à l’incroyance. Si cela est vrai pour un certain nombre d’athéés, on peut constater en examinant de manière plus précise ces deux notions qu’elles ne sont nullement identiques, qu’elles ne sont pas des synonymes. On peut être incroyant sans être pour autant athée, et athée sans être incroyant. Au même titre qu’on peut croire en dieu et être incroyant, tout comme incroyant et agnostique. Cette conférence proposera de redéfinir plus précisément ces deux notions, d’en montrer les différentes autant que les relations.

8 – SAMEDI 23 JANVIER : L’AGNOSTICISME, CRYPTO-ATHÉISME OU CRYPTO-THÉISME ?

L’agnosticisme est souvent présenté comme une alternative au fait de croire ou de ne pas croire dans le domaine de la religion et de dieu. Mais cette position, en apparence prudente, est-elle réellement tenable au point de vue d’une pensée rigoureuse ?

9 – SAMEDI 6 FÉVRIER : ATHÉISME ET HÉDONISME – Hédonisme ne fait pas athéisme pour autant

Beaucoup de philosophes hédonistes, ou ayant une conception qui s’en rapprochait, ont adopté des positions athées. Mais est-ce que cela signifie pour autant qu’athéisme et hédonisme sont liés ? Peut-on être hédoniste et croyant ? Peut-on être athée et puritain ? Liberté de mœurs fait-elle athéisme pour autant ? Pour quelles raisons ces deux notions sont-elles si souvent associées ? Cette conférence examinera les relations et les différences entre ces deux notions.

10 – SAMEDI 20 FÉVRIER LA BAISSE DE FRÉQUENTATION DES ÉGLISES EST-ELLE L’INDICATION D’UNE DIMINUTION DE LA RELIGION ? Athéisme et mutations de la pratique religieuse

La diminution de la fréquentation des églises catholiques (ou autres) signifie-t-elle régression de la croyance religieuse face à la progression de l’athéisme ? Ou bien est-ce seulement une évolution des pratiques religieuses et de la manière de se définir comme croyant ? Est-il nécessaire de pratiquer une religion pour adhérer à un dogme, pour être croyant ? En plus, si certaines religions perdent des fidèles, d’autres semblent au contraire se développer. 

11 – SAMEDI 6 MARS L’OBSOLESCENCE DE DIEULe dépassement de l’idée de dieu 

Non seulement l’idée d’une déité est une illusion, mais surtout elle a perdu toute utilité pour expliquer le monde. Paravent de nos ignorances et de nos faiblesses psychologiques, Dieu n’a plus aucune utilité pour expliquer quelque chose face à nos connaissances sur l’Univers, le vivant, l’être humain. C’est aujourd’hui une idée obsolète. Cette conférence traitera du processus de dépassement de l’idée de dieu.

12 – SAMEDI 13 MARS : LES QUATRE MORTS DE DIEU – Allons, athées, encore un effort, la bête n’est pas encore morte !

La mort de dieu, depuis Nietzsche cette expression a fait le tour du monde, mais que signifie-t-elle vraiment ? Il n’y a pas une mort de dieu, mais quatre morts ; à la fois sur le plan historique et sur le plan individuel. Cette conférence présentera la notion de mort de dieu, son origine, sa portée philosophique et les différentes “morts” de dieu.

13 – SAMEDI 20 MARS : LA MORT SCIENTIFIQUE DE DIEULa fin de la crédibilité rationnelle de l’idée de dieu

Pendant longtemps, Dieu était un principe nécessaire à la science et la science était impensable sans l’idée de Dieu, voire la science était pensée comme un hommage à Dieu. Pourtant, le progrès de la compréhension du monde va aboutir à une inversion des rapports entre la Science et l’idée d’une déité. Comment progressivement la science a entraîné la mort de Dieu, ou plutôt la fin de la crédibilité rationnelle de l’existence de toute déité ?

14 – SAMEDI 3 AVRIL : SCIENCE ET RELIGION, UN ANTAGONISME IRRÉDUCTIBLE

Pourquoi la religion et la science sont-elles en conflit ? Ce conflit est-il ponctuel, lié à telle ou telle religion, ou bien un conflit structurel ? Est-il dépassable ou bien indépassable ? Comment considérer les tentatives de conciliation entre science et religion, portées par des croyants ? Naïveté ? Illusions ? Récupération ?

15 – SAMEDI 10 AVRIL L’ASYMÉTRIE THÉISTE – De l’inégalité structurelle de la confrontation religion / athéisme

Dans l’analyse des éléments en faveur des religions et des éléments en faveur de l’athéisme, il y a plus qu’une dissymétrie de rapports, la situation est asymétrique, totalement asymétrique. Cet aspect méconnu de la confrontation athéisme / religion est pourtant très révélateur de la nature de la polémique et mérite donc d’être mis en lumière. Cette asymétrie permet de mieux comprendre la nature des religions et la nature de l’athéisme. 

16 – SAMEDI 17 AVRIL LE TEST DE RUSSELL – Les conditions d’engagement du débat avec les religions

Avant de commencer à débattre avec un croyant de religion ou d’athéisme, il faudrait lui poser cette question préalable : à quelles conditions épistémologiques accepterait-il de reconnaître que son dieu n’existerait pas ? Imaginé par le philosophe anglais Bertrand Russell, ce test est destiné à éviter les polémiques et débats stériles, ainsi qu’à mettre en évidence les préjugés, les a priori et la psychologie de la foi, qui est un principe d’auto-aveuglement des fidèles. 

17 – SAMEDI 24 AVRIL ATHÉISME ET CONDITION HUMAINE – La refondation athéiste de la condition humaine

Être athée implique infiniment plus qu’une non-croyance en dieu. C’est une condition humaine entièrement refondée, où l’être humain doit désormais trouver en lui-même et par lui-même les forces et solutions pour faire face à tous les défis de l’être dans le monde. Cette révolution existentielle est telle que l’athée apparaît comme un homme nouveau, entièrement renouvelé dans sa relation au réel. L’athéisme implique aussi une dimension qualitative, car la condition athée est plus lucide, plus adulte, plus proche du réel.

18 – SAMEDI 1er MAI : L’ATHÉISME PEUT-IL FONDER DURABLEMENT UNE SOCIÉTÉ ? – Réfutation du mythe de l’anti-socialité de l’athéisme

Pour beaucoup de religions et bien des croyants, de Jean-Jacques Rousseau à Sarkozy, l’athéisme ne permettrait pas de donner naissance à une société viable et durable. Cette affirmation se retrouve aussi parfois de manière implicite et discrète dans les discours sur le «lien social». C’est vrai que l’athéisme est à la fois une nouveauté historique et, encore plus, un fait socialement minoritaire (bien qu’augmentant constamment), il est donc facile d’en «déduire» qu’il ne peut pas fonder le vivre ensemble et que les religions ont une utilité sociale autant que morale – indépendamment de l’existence de dieu -, qu’elles seraient ainsi une nécessité sociale. Nous examinerons cette affirmation qui relève plus de la croyance que des faits, en nous appuyant sur la connaissance moderne de la sociogenèse et sur le développement croissant des sociétés post-théistes. 

19 – SAMEDI 22 MAI POUR DES ÉTHIQUES SANS DIEU(X) – Athéisme et éthique, introduction aux éthiques post-théistes

Est-il possible de réaliser une éthique viable, effective et pratique, sans recours à la transcendance d’une divinité ou d’un ordre métaphysique quelconque, simplement fondée sur la raison et les lumières de l’expérience ? La réponse est affirmative, une société laïque ou athée peut posséder une éthique véritable, voire supérieure à celle de bien des religions, puisque c’est le cas pour le fondement par exemple des droits humains. Une éthique sans dieu(x) est la seule possibilité de dépasser l’arbitraire et le relativisme des morales, pour atteindre une objectivisation et une universalité de l’éthique.

Conférences en présentiel à la Maison de la philosophie, en visioconférence et replay, vous pouvez passer librement d’un mode de participation à l’autre. Possibilité de s’inscrire au cycle complet en cours de route, incluant le replay de toutes les conférences du programme.

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