Conférence par Eric Lowen - Pourquoi la religion et la science sont-elles en conflit ? Ce conflit est-il ponctuel, lié à telle ou telle religion, ou bien un conflit structurel ? Est-il dépassable ou bien indépassable ? Comment considérer les tentatives de conciliation entre science et religion, portées par des croyants ? Naïveté ? Illusions ? Récupération ?
Conférence par Eric Lowen - Dans l’analyse des éléments en faveur des religions et des éléments en faveur de l’athéisme, il y a plus qu’une dissymétrie de rapports, la situation est asymétrique, totalement asymétrique. Cet aspect méconnu de la confrontation athéisme / religion est pourtant très révélateur de la nature de la polémique et mérite donc d’être mis en lumière. Cette asymétrie permet de mieux comprendre la nature des religions et la nature de l’athéisme.
Conférence par Eric Lowen - Avant de commencer à débattre avec un croyant de religion ou d’athéisme, il faudrait lui poser cette question préalable : à quelles conditions épistémologiques accepterait-il de reconnaître que son dieu n’existerait pas ? Imaginé par le philosophe anglais Bertrand Russell, ce test est destiné à éviter les polémiques et débats stériles, ainsi qu’à mettre en évidence les préjugés, les a priori et la psychologie de la foi, qui est un principe d’auto-aveuglement des fidèles.
Conférence par Eric Lowen - Être athée implique infiniment plus qu’une non-croyance en dieu. C’est une condition humaine entièrement refondée, où l’être humain doit désormais trouver en lui-même et par lui-même les forces et solutions pour faire face à tous les défis de l’être dans le monde. Cette révolution existentielle est telle que l’athée apparaît comme un homme nouveau, entièrement renouvelé dans sa relation au réel. L’athéisme implique aussi une dimension qualitative, car la condition athée est plus lucide, plus adulte, plus proche du réel.
Conférence par Eric Lowen - Pour beaucoup de religions et bien des croyants, de Jean-Jacques Rousseau à Sarkozy, l’athéisme ne permettrait pas de donner naissance à une société viable et durable. Cette affirmation se retrouve aussi parfois de manière implicite et discrète dans les discours sur le «lien social». C’est vrai que l’athéisme est à la fois une nouveauté historique et, encore plus, un fait socialement minoritaire (bien qu’augmentant constamment), il est donc facile d’en «déduire» qu’il ne peut pas fonder le vivre ensemble et que les religions ont une utilité sociale autant que morale - indépendamment de l’existence de dieu -, qu’elles seraient ainsi une nécessité sociale. Nous examinerons cette affirmation qui relève plus de la croyance que des faits, en nous appuyant sur la connaissance moderne de la sociogenèse et sur le développement croissant des sociétés post-théistes.