Lieu : Maison de la Philosophie

Participation complète : adhérent 15 €, non adhérent 30 €.

Cours à l’unité : adhérent : 5 €, non adhérent : 10 € (sous réserve de places disponibles)

Replay : Cours disponibles dans le Pass Philo.

Formulaire d’inscription


Cycle de cours

L’urbanisme, un fait de civilisation ?

Cycle de 4 cours hebdomadaires par Jean-Pierre Estrampes, architecte.

Jean-Pierre Estrampes enseigne l’architecture, l’urbanisme et les théories architecturales à l’École d’Architecture de Toulouse.

À partir du 7 novembre 2020, le samedi matin de 10h à 12h

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir apparaitre le mot urbanisme comme champ disciplinaire. Pourtant les groupements sédentaires de constructions que l’on peut qualifier de villages ou de villes, existent certainement depuis l’aube de l’humanité, et les villes que nous admirons ont été construites sans que leur conception n’ait été le fait d’une discipline identifiée. Les esprits chagrins feront remarquer qu’«urbanisme» apparait au même moment où s’arrêtent les savoir-faire et la construction de cette ville qui nous sert toujours de référence ! Nous essaierons d’apporter une réponse à cela.

Ces conférences porteront également sur l’écart entre les représentations de la ville dans notre société et la réalité. La manière aussi dont le concept urbanisme est instrumentalisé par les politiques diverses à travers les injonctions moralisatrices de mobilité, de densité, de mixité… Des thèmes qui ont pris une dimension émotionnelle et sur lesquels nous essaierons d’appliquer une analyse raisonnée.

Les derniers débats sur « la campagne dans la ville », cet oxymore repris par quasiment tous les partis politiques, mérite que l’on s’arrête sur ce sujet ville/campagne, pour tenter de comprendre si nous ne sommes pas rentrés dans une utopie avec tous les dangers d’une perte des réalités bien loin des attentes des populations. 

No 1 7 novembre

Le nomade et le sédentaire

A travers cette dualité qui traverse les âges, les civilisations et les conflits je propose une relecture non conformiste de l’histoire des villes dans un voyage commençant au début de l’histoire de l’humanité.

No 2 14 novembre

L’invention de l’urbanisme

De la création de la discipline urbanisme, vont découler de nouvelles manières de faire, avec l’apparition d’une technostructure avec ses enjeux de pouvoir et de nouvelles idéologies. Nous aurons ainsi différentes versions antagonistes tout au long du 20ème siècle avec aujourd’hui la version verte.

No 3 21 novembre

La représentation de nos territoires et la réalité

Dans un monde où l’information est disponible à la portée de tous, la distorsion entre le réel et ses représentations dans l’espace médiatique et politique est un questionnement qui met en jeu l’exercice démocratique.

No 4 28 novembre

Et demain, où vivrons-nous ?

L’urbanisme avec ses injonctions moralisatrices sur la mobilité, la densité, la mixité et le vivre ensemble, serait-il la nouvelle idéologie du temps présent ? La prospective étant un exercice périlleux je proposerai de regarder différents scénarios, convaincu qu’il n’y a pas une marche unique de l’Histoire mais des répétitions cycliques.

 

Réservation obligatoire. 

Le nomade et le gardien du foyer : deux pôles, essentiels l’un et l’autre à la culture. Le nomadisme intellectuel est la faculté d’objectivité, les yeux qui partout se nourrissent. Qui possède de tels yeux entre de tous côtés en relations justes avec ses semblables. Pour lui chaque homme, chaque objet est à lui seul un prix, une étude, une propriété.

Ralph Waldo Emerson (1803-1882)