Les Samedis Philo

Thème 2017-2018 : LA PLACE DE L’HOMME DANS LA NATURE

 

Chaque conférence peut se suivre de manière indépendante, le samedi à 14H

Conférencier : Eric Lowen

Lieu de la conférence : Maison de la Philosophie

PAF : 4€/conférence - Adhérents : Gratuit

 

 

 


 

Programme des Samedis Philo 2017−2018

Télécharger le programme du Forum des Savoirs

 


Le samedi Philo propose chaque année un cycle sur une thématique, pour débuter son week-end en philosophie.

La liberté est en apparence un allégement. En réalité c'est un fardeau. Voici justement sa noblesse. La liberté engage et oblige; elle augmente la somme des efforts imposés à chacun.

Ernest Renan, Discours et conférences, 1887

 


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Archives des Samedis Philo

 


N°1 - SAMEDI 14 OCTOBRE À 14H

LA PLACE DE L’HOMME DANS LE COSMOS
Le roseau pensant face au Cosmos

 

Pendant des millénaires, les religions et les conceptions traditionnelles faisaient de l'Homme un être différent des autres êtres vivants, lui accordant une place et une importance supérieures. Ces convictions anthropocentriques ont été entièrement bouleversées par les grandes révolutions scientifiques, de Copernic à la génétique. Aujourd'hui, un tout autre statut de l'Homme dans la nature se dessine : l'égalité de l'Homme par rapport aux autres espèces dans l'arbre du vivant. Quelles conclusions pour notre vie quotidienne et individuelle ? Un thème philosophique fondamental qui conditionne une part majeure de nos relations avec la nature et avec le restant de l'Humanité.

 

N°1 - SAMEDI 21 OCTOBRE À 14H

L’ILLUSION DU PRINCIPE ANTHROPIQUE
Le retour déguisé d’un finalisme anthropocentrique

 

Cette expression désigne une thèse finaliste relative à la cosmologie actuelle introduite par R. H. Dicke dans les années 1960, qui postule que certaines propriétés observées de l'Univers sont “réglées” afin que la vie apparaisse, avec l'intention initiale de la vie et de l'intelligence. Sous couvert de cosmologie, n'est-ce pas le retour discret d'un finalisme anthropologique qui plaît énormément aux créationnistes ? Cette réfutation du principe anthropique, qu'on pourrait tout autant appeler le principe de l'ornithorynque, permettra aussi d'expliquer la raison de cette apparence du réglage de l'univers.

 

N°1 - SAMEDI 11 NOVEMBRE À 14H

LA DÉMESURE DU MONDE
ET L’INSIGNIFIANCE DE L’HOMME

 

La psyché humaine tend naturellement à évaluer le monde selon des critères humains, dont l’élément de mesure est l’être humain lui-même. Dans nos représentations du monde, nous privilégions inconsciemment un monde à échelle humaine, que l’on peut mesurer et appréhender selon des perspectives humaines, anthropomorphiques et anthropocentriques. Or, le progrès des connaissances nous a dévoilé une réalité radicalement autre : la démesure du monde et l’insignifiance de l’Homme. Démesure aussi sur le plan qualitatif par l’absence de sens et de finalisme des choses. Cette conférence portera sur les éléments de cette démesure du monde et ses conséquences dans nos relations au monde, le vivant et nousmêmes.

 

N°1 - SAMEDI 18 NOVEMBRE À 14H

L’ÊTRE HUMAIN ET L’INFINI
Une confrontation philosophique

 

Avant le 20ème siècle, l'Être Humain concevait un monde à sa mesure dont il occupait la place centrale. Les révolutions scientifiques ont bouleversé notre compréhension du Cosmos et dévoilent de nouvelles perspectives de la réalité, notamment celle de l’infini. La confrontation avec l'infini oblige à s’interroger sur la nature et la place de l'Être Humain dans l'Univers. Cette conférence abordera l’histoire de la notion d’infini et explorera quelques-unes des relations entre l’Homme et le concept d’infini.

N°1 - SAMEDI 09 DECEMBRE À 14H

NATURALISATION, MATÉRIALISATION,
BIOLOGISATION ET ANIMALISATION DE L’HOMME
Tétralogie de l’ontologie humaine moderne

 

Les questions sur la place de l’Homme dans la nature ne sont pas que d’ordre physique, elles portent aussi sur notre qualité ontologique. Or, depuis des milliers d’années, l’Homme s’est pensé hors de la nature, supérieur à la nature, d’une origine transcendantale, divine; différent du monde matériel dans lequel il vivait ; se pensant avant tout esprit et non pas corps - corps souvent pensé comme une prison pour l’esprit -, et d’une nature radicalement autre que celle des animaux, des bêtes. Sauf que tout cela n’était qu’ignorance, illusion et vanité humaine. Plusieurs siècles de découvertes scientifiques ont mis en évidence une réalité symétrique inverse : la naturalité, la matérialité, la nature biologique et l’animalité de l’Homme

 

N°1 - SAMEDI 13 JANVIER 2018 À 14H

L’ÊTRE HUMAIN, UN ANIMAL COMME LES AUTRES
La nature animale de l’espèce humaine, l’Homo Sapiens

 

Et si l’Être Humain, cet être si particulier, si grandiose, capable du meilleur et du pire, capable de penser, de rire, de créer des symphonies, de bâtir des cathédrales, qui explore les galaxies et les premiers instants de l’Univers, qui traque l’infiniment petit, et doté d’une dimension spirituelle, n’était en fin de compte qu’un animal comme les autres ? Dire cela, ce n’est pas le rabaisser mais réhabiliter l’animal. Cette conférence est une conséquence de la révolution darwinienne dans la manière de penser le statut de l’Être Humain, l’Homo Sapiens.

 

N°1 - SAMEDI 20 JANVIER À 14H

LA RÉVOLUTION DARWINIENNE
La découverte des origines animales de l’Humanité

 

Charles Darwin attendit près de 20 ans avant de publier les résultats de ses recherches sur les origines des espèces car il savait que l’opinion publique de son époque aurait du mal à admettre les origines animales de l’Humanité. Il en va toujours de même aujourd’hui. Darwin a radicalement révolutionné notre conception de nos origines et de nous-mêmes en replaçant notre espèce dans le fonctionnement général du vivant.

 

N°1 - SAMEDI 10 FEVRIER À 14H

LA RÉVOLUTION CLADISTIQUE
Une nouvelle classification phylogénétique pour
mieux comprendre l’évolution des organismes vivants

 

Depuis le développement des sciences naturelles au 18ème siècle, la classification habituelle des espèces était surtout fondée sur la ressemblance morphologique des organismes (d’Aristote à Linné en passant par Cuvier). Dans les années 1950-1960, Willi Hennig développa un nouveau système de classification phylogénétique des êtres vivants, ou cladistique, destiné à rendre compte des degrés de parenté entre les espèces, permettant ainsi de retracer leur histoire évolutive (phylogénie). Cette nouvelle classification phylogénétique mit fin aux logiques de hiérarchie et de supériorité entre les organismes, qui prédominaient dans les classifications traditionnellles, cessant de faire implicitement de l’Homme l’être vivant de référence du vivant.

 

N°1 - SAMEDI 17 FEVRIER À 14H

LES ORIGINES PRÉHISTORIQUES DE L’ÊTRE HUMAIN
L’aventure de l’homonisation

 

Quelles sont les origines de notre espèce ? Comment notre espèce s'est-elle différenciée au sein de la famille des primates et dans l'arbre du vivant ? Origine unique ou plusieurs origines ? Qu'indiquent la génétique des populations et les dernières découvertes paléoanthropologiques ? Des questions essentielles pour comprendre notre passé, notre nature et notre devenir.

 

N°1 - SAMEDI 10 MARS À 14H

LES ORIGINES MÉTISSÉES DE L’HUMANITÉ

 

Pendant longtemps, inspiré d’une conception erronée de l’espèce autant que de préjugés quant à la supériorité de l’Humanité, la préhistoire à développé l’idée d’une origine unique à l’humanité actuelle, l’Homo Sapiens, d’une filiation séparée des autres représentants du genre homo. Comme si l’Homo sapiens n’était devenu sapiens que grâce à lui-même. Cette manière de concevoir l’homonisation signifiait que l’humanité s’était construite seule, par différenciation des autres espèces. Depuis la fin des années 2000, les dernières découvertes paléoanthropologues indiquent au contraire que notre lignée évolutive ne s’est pas développée isolément des autres, mais en partie par métissage avec d’autres populations préhistoriques, comme Néanderthal. Ces découvertes obligent à repenser profondément nos
origines évolutives autant que l’idée même d’humanité.

 

N°1 - SAMEDI 17 MARS À 14H

LE SENS SPIRITUEL DES ORIGINES
ANIMALES DE L’HUMANITÉ
La transcendance de l’origine animale de l’Humanité

 

La révolution darwinienne a remis en cause le sens traditionnel que l'Homme donnait à ses origines. En apparence, l'origine animale de l'humanité s'opposait à toutes les idées que l'on se faisait alors sur l'Homme et sa dignité. C'est pour cela qu'elle fut perçue de manière négative, rabaissant l'Homme au niveau de l'animal, amalgamant nature animale et comportement animal. Même si l'être humain n'est pas l'être suprême de la création ou le sommet de l'évolution, cela ne veut pas dire que sa vie n'a pas de sens. L'origine animale de l'Humanité est tout aussi porteuse de sens pour l'Humanité et l’existence individuelle que les anciennes croyances «spiritualistes», sauf qu’il s’agit d’une refondation immanente et matérialiste de la transcendance. Autant de notions capitales pour comprendre le sens de la vie humaine et nos relations avec les autres espèces vivantes.

 

N°1 - SAMEDI 14 AVRIL À 14H

LE PRINCIPE GAÏA
L’unité de la biosphère planétaire

 

En se développant depuis des milliards d’années, le vivant sur notre planète a créé une biosphère planétaire, qui est plus que l'ensemble passif de tous les êtres vivants et de ses constituants physiques comme la roche, l'eau ou l'air. Leurs interactions globales donnent naissance à une biosphère unique, fonctionnant de manière autorégulatrice et concourant au maintien de la vie. Ce fonctionnement fut qualifié de Principe Gaïa par le biologiste James Lovelock dans les années 1970. Ces découvertes obligent à repenser les rapports de l’Être Humain avec la Nature, sa place dans la Nature et les fondements de l’écologie, notamment l’écologie profonde et planétaire.

 

N°1 - SAMEDI 21 AVRIL À 14H

L’HOMO PRAEDATOR,
L’HOMME EST UN PRÉDATEUR UNIVERSEL

 

Quels sont les caractères qui définissent notre espèce ? On parle de la raison, du langage, de la main, de la pensée conceptuelle, de l’art ou du rire... mais on occulte souvent une autre réalité de la nature humaine : nous sommes des prédateurs universels. En tant qu’Homo Sapiens, l’évolution a fait de nous des homo praedator, des prédateurs universels. La nature humaine n’en est pas pour autant plus “mauvaise”, car c’est aussi ce qui nous fait “humain”.

 

N°1 - SAMEDI 12 MAI À 14H

ANCIENNETÉ ET NOVATION DE L’HUMANITÉ
Entre héritage bioévolutif immémorial
et novation comportementale

 

Les connaissances paléoanthropologiques mettent en évidence un des paradoxes de l’espèce humaine, à la fois son inscription dans l’ancienneté de l’animalité et la novation de ses caractéristiques et productions matérielles autant qu’immatérielles. Notre espèce se trouve à la croisée de deux champs d'expériences dans l'aventure du vivant : l'animalité et l'humanité. Comment ces deux dimensions humaines s’articulent-elles ? Quelles en sont les conséquences philosophiques ?