Les Samedis Philo

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Thème 2019-2020 : LA CONDITION HUMAINE

L’être au monde, en situation

Chaque conférence peut se suivre de manière indépendante, le samedi à 14H

Conférencier : Eric Lowen

Lieu de la conférence : Maison de la Philosophie

PAF : 5€/conférence - Adhérents : Gratuit

Le samedi Philo propose chaque année un cycle sur une thématique, pour débuter son week-end en philosophie.

La liberté est en apparence un allégement. En réalité c'est un fardeau. Voici justement sa noblesse. La liberté engage et oblige; elle augmente la somme des efforts imposés à chacun.

Ernest Renan, Discours et conférences, 1887

 


N°1 - SAMEDI 12 OCTOBRE À 14H

LA CONDITION HUMAINE
C’est à ces conditions que nous serons humains

 

Quelle différence entre nature humaine et condition humaine ? Ces deux termes sont souvent utilisés indifféremment alors qu’ils désignent des éléments nettement différents. La nature humaine s’impose à nous par un effet de nature, elle est innée et indépendante de nous. Alors que la condition humaine englobe des expériences existentielles qui dépendront, pour être bien ou mal vécues, de notre manière de vivre nos interactions avec le monde et les autres. Les éléments de la condition humaine sont de notre responsabilité. C’est même à la condition de les réussir que nous pourrons être pleinement humain et vivre de manière épanouie.

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N°2 - SAMEDI 19 OCTOBRE À 14H

LA DIGNITÉ DE LA CONDITION MORTELLE
 

 

Au coeur de la condition humaine se trouve notre mortalité et surtout notre conscience de la mort. Ce qui pour beaucoup de religions ou de philosophies est considéré comme un élément de la dévalorisation de l’existence humaine est en fait précisément l’inverse. Etre immortel ne demande aucun effort. C’est être conscient de sa mortalité et assumer son destin qui exige une force morale et fonde une dignité supérieure qu’aucun dieu ne pourra avoir du fait même de son immortalité.

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N°3 - SAMEDI 16 NOVEMBRE À 14H

ÉLOGE DU CORPS
Réhabilitons le corps !

 

Élément premier de la nature humaine : notre corps. Que serions-nous sans le corps ? Corps que nous oublions à force de vivre avec. Corps oublié, discrédité, dévalorisé, diabolisé, rejeté... Corps qui n’est pas soi, mais dont le soi est issu. Corps qui engendre la conscience, les sentiments, la pensée, l’esprit... Une philosophie humaniste peut-elle faire l’impasse sur le corps, l’Homme qui commence toujours par son corps ?

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N°4 - SAMEDI 23 NOVEMBRE À 14H

HOMO SEXUALIS
Sexuation et sexualité dans la condition humaine

 

La sexualité est un élément constitutif de la nature humaine. Avant d’être hétérosexuel, homosexuel et autres, nous sommes des homo sexualis. Mais la plupart des religions la considère comme négative, le plus souvent réduite à la fonction reproductive, donc à sa seule dimension animale. Elles ont érigé enmorale puritaine l’ignorance, les tabous, l’interdit, la haine du plaisir, des conceptions obscurantistes... Elles ont fait de la sexualité, pourtant à l’origine de nos vies et élément structurel de ce que nous sommes, une source de troubles et d’aliénations, elles ont rendu le plaisir sexuel coupable. Il convient de rétablir la distinction entre sexuation et sexualité, et rappeler la positivité intrinsèque et l‘autonomie du plaisir sexuel. La liberté sexuelle et le droit au plaisir sexuel font partie des droits humains, tout comme la liberté politique ou la liberté de conscience.

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N°5 - SAMEDI 07 DECEMBRE À 14H

ÉLOGE DU PLAISIR
La vertu du plaisir pour l'épanouissement humain

 

Le plaisir est un élément inhérent à la vie humaine, participant de sa nature et du sens de l’existence. Or, en raison d’incompréhension, de croyances et de superstitions, le plaisir et les plaisirs terrestres furent longtemps rejetés et dévalorisés, notamment dans les cultures judéo-chrétiennes. N’est-il pas temps de réhabiliter le plaisir ? Une philosophie positive à l'égard de la vie et de l’existence peut-elle exister sans redonner toute sa place et sa valeur au plaisir ?

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N°6 - SAMEDI 14 DECEMBRE À 14H

LA CONDITION ALPHA DE L’HOMME

 

La condition humaine que nous pouvons constater aujourd’hui, en acte dans nos sociétés, n’est pas la condition humaine primordiale, mais une condition humaine historicisée, liée aux développements culturels et sociétaux dans lesquels nous vivons. Comprendre l’existence humaine oblige à repenser les fondamentaux de la condition humaine à partir de notre condition primordiale, le point alpha de l’Homme, la situation ontologique fondatrice de notre condition humaine et de nos devenirs humains.

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N°7 - SAMEDI 11 JANVIER À 14H

CONSCIENCE ET EXISTENCE
La conscience comme sens de l’existence

 

Quelles relations entre la conscience et l’existence dans la condition humaine ? Être humain, c’est être conscient de soi. C’est l’élévation de la conscience de soi qui permet de passer de la vie biologique, subie et passive, à l’existence, la véritable “vie humaine”. Pour être “humain”, il faut être conscient d’être humain. La conscience comme préalable de l’existence, l’existence comme expression de la conscience humaine.

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N°8 - SAMEDI 18 JANVIER À 14H

LE BESOIN DE SENS
DANS LA CONDITION HUMAINE

 

L’Être Humain a besoin d’oxygène, d’eau et de nourritures terrestres, mais plus que tout, il a besoin de sens. La recherche de sens aux choses, à soi et au monde est un impératif psychologique parmi les plus profonds de la nature humaine. Pour pouvoir entrer en relation durable avec une chose, il nous faut lui donner du sens. A tel point que la perte de sens à notre vie pousse au suicide. Nous sommes des “machines” à créer du sens, et peut importe que ce sens soit réel ou imaginaire. Mais cette recherche de sens est aussi une faiblesse humaine, puisqu’elle pousse, si on ne fait pas attention, à sacrifier la vérité à n’importe quel sens, et surtout aux “sens” qui nous plaisent et nous rassurent. Comment équilibrer ce besoin de sens avec les autres exigences de la vie ?

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N°9 - SAMEDI 08 FEVRIER À 14H

INDIVIDUALITÉ ET NORME SOCIALE :
ÊTRE SOI-MÊME

 

L’épanouissement humain dépend de la liberté politique, économique et religieuse, mais aussi de la liberté culturelle et individuelle, afin de pouvoir arriver à être soimême. La norme sociale peut être une forme de dictature, plus discrète mais tout aussi puissante que les dictatures militaires. Parmi les défis de la condition humaine, arriver à s’émanciper de ce conditionnement social, culturel et familial n’est pas chose évidente. Être soi-même est le terme d’une longue évolution, souvent révolutionnaire.

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N°10 - SAMEDI 15 FEVRIER À 14H

RÉALISATION DE SOI ET RÉUSSITE SOCIALE

 

La réalisation de soi est-elle compatible avec la réussite sociale ? Quelle est la plus iportante pour l’épanouissement humain ? Faut-il fonder le sens de notre vie sur la réussite sociale ou sur la réalisation de soi ? Les réponses à ces questions existentielles fondent ensuite des axes philosophiques, sociaux, politiques et civilisationnels.

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N°11 - SAMEDI 14 MARS À 14H

LA SOLITUDE ONTOLOGIQUE DE L’HOMME
Nous naissons, vivons et mourrons toujours seuls

 

Un des aspects méconnus de la condition humaine est l’esseulement ontologique. Nous pouvons vivre ensemble, nous sommes toujours pris dans un isolement ontologique indépassable. Qu’elle est la signification précise de ce terme ? Quelle différence entre esseulement et solitude ? Quelle est la portée philosophique de cette solitude ?

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N°12 - SAMEDI 21 MARS  À 14H

LA RESPONSABILITÉ DE L’HOMME
L'homme face à la responsabilité de ses actes

 

Être un homme, c'est précisément être responsable, disait Saint-Exupéry. Que nous le voulions ou que nous le fuyons, la responsabilité de l’Homme est inhérente à son existence et irréductible. Dans un monde ou règne le hasard, l’absurdité, sans finalité, sans ordre moral, sans « devoir être », sans Dieu, l’Homme est seul responsable de lui-même. La seule question qui se pose n’est pas celle de sa responsabilité, mais celle de l’assumer ou de tenter de la fuir.

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N°13 - SAMEDI 04 AVRIL À 14H

LES RACINES DU MAL
DANS LA CONDITION HUMAINE

 

L’origine naturelle et si humaine du bien et du mal dans la condition humaine permet de réfuter aussi bien la notion de péché judéo-chrétien que l’idée d’une fatalité du mal. Ni le mal ni le bien ne sont naturels. Quelles sont donc les racines qui poussent, dans le cadre des relations humaines ou à l’encontre de soi, vers ce que nous qualifions habituellement de “mal” ?

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N°14 - SAMEDI 18 AVRIL À 14H

LA FORCE DU BIEN
Plus forte que la haine et l’égoïsme

 

Dans les relations humaines, on parle communément de la force de la haine et de sa puissance de destruction. Mais c’est oublier que l’amour est une force tout aussi puissante selon l'expression de Marek Halter. La solidarité, la collaboration ou la fraternité sont plus puissantes que l’égoïsme et l’indifférence, mais sur un autre registre que la violence et la haine. Cette Force du Bien, discrète et silencieuse, souvent non médiatisée, agit au coeur des individus et des sociétés. Pour redécouvrir et mettre en avant une des forces de l’Humanité.

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N°15 - SAMEDI 16 MAI À 14H

L’ÊTRE HUMAIN,
ENTRE IDÉALISME ET RÉALISME

 

La condition humaine nous oblige à faire une double expérience : celle du réel et de l’idéel, la sphère des idées. Au nom du réel, certains personnes rejettent l’idéalisme. D’autres, au contraire, rejettent le réalisme au nom de l'idéalisme. Quel est le sens précis de ces deux notions, qui concernent autant la philosophie, la science et la vie quotidienne ? Quelles sont leurs limites ? Faut-il choisir entre le réalisme ou l’idéalisme ? Comment se positionner entre ces deux pôles et éviter leurs pièges respectifs ? Le philosophe peut-il dépasser le dualisme entre réalisme et idéalisme ?

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N°16 - SAMEDI 23 MAI À 14H

ANTHROPOCENTRISME ET
ANTHROPOMORPHISME
DANS LA CONDITION HUMAINE

 

L'anthropocentrisme et l'anthropomorphisme sont deux attitudes primaires et universellement présentes dans la condition humaine. Elles sont sources d'erreurs, d'illusions et de souffrances. Quels en sont les principes ? À quoi aboutissent-ils ? Suffit-il d'en être conscient pour s'en libérer ? Peut-on les dépasser ? Peut-on dépasser notre aspect “humain trop humain” comme disait Nietzsche ? En tout cas, c'est un des devoirs de tout philosophe.

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N°17 - SAMEDI 06 JUIN À 14H

LA PENSÉE MAGIQUE
Pensée primaire de l’Homme

 

Bien avant de devenir rationnelle, la pensée humaine est d’abord une pensée magique. Ce terme souvent employé demande à être précisé, notamment pour définir la nature de cette forme de pensée. La pensée magique n’appartient pas, contrairement à ce qu’Auguste Comte pensait, à une époque de l’Humanité. Elle accompagne chaque époque, elle reste même présente en nous, toujours prête à se réveiller, quel que soit le degré de rationalisation et de pensée consciente dont un individu peut faire preuve. Mieux comprendre la pensée magique pour mieux s’en libérer.

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N°18 - SAMEDI 13  JUIN À 14H

DE L’HOMINISATION À L’HUMANISATION
La quête de l’humanitude dans la condition humaine

 

Nous naissons homo sapiens, caractérisés par notre hominité, mais nous ne naissons pas « humains » pour autant. Avant tout, nous sommes un primate, un animal comme les autres, tant par notre corps que par nos désirs et comportements. Notre héritage d’espèce est le fruit d’un lent processus bioévolutif d’hominisation, issu des hasards de la sélection naturelle et entamé il y a plusieurs millions d’années. Mais au point de vue des comportements et des manières d’être dans la condition humaine, une nouvelle évolution nous attend, à titre individuel et social cette fois-ci, non plus fruit de la sélection naturelle mais des orientations que nous donnerons à nos vies, celle de l’humanité. Ce passage en nous de l’hominité à l’humanité est un véritable défi existentiel. A l’exemple du mythe de Thésée, notre humanité est à conquérir à l’intérieur de soi-même, dans notre propre labyrinthe.

 


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