LES CHEMINS DE LA PENSÉE
Conférences mensuelles sur des problématiques philosophiques contemporaines.
Programme 2012-2013
Conférences le dernier mercredi du mois, de 18H à 20H
PAF : 4€ - Adhérents : gratuit.
Lieu : Maison de la Philosophie
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MERCREDI 24 OCTOBRE À 18H
LES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ
Conférence par Cyrille Delpierre
chercheur épidémiologiste au sein de l'unité inserm UMR 1027
L'existence d'un gradient social de morbidité et de mortalité est un phénomène bien documenté en France et en Grande-Bretagne, depuis longtemps déjà, et maintenant universellement établi. La difficulté majeure à laquelle doit répondre l'épidémiologie sociale est de comprendre la façon dont les facteurs biologiques, psychosociaux et environnementaux sont liés et d’identifier les enchaînements par lesquels ces différents facteurs peuvent jouer un rôle sur la santé. Et ce alors même que les études tentant d'identifier des mécanismes par lesquels des facteurs sociaux peuvent produire des inégalités de santé sont rares. La période actuelle est par ailleurs caractérisée par une demande de plus en plus explicite des pouvoirs publics et des organisations non-gouvernementales de connaissances sur les interventions susceptibles de réduire ces inégalités sociales de santé qui justifient d’explorer en profondeur les mécanismes de genèse des inégalités sociales de santé.
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MERCREDI 28 NOVEMBRE À 18H
COMPARUTIONS IMMÉDIATES, QUELLE JUSTICE ?
Conférence par Daniel Welzer-Lang
Professeur de sociologie à l’Université de Toulouse-Le Mirail
L’Observatoire des comparutions immédiates de Toulouse a été créé par la Ligue des droits de l’Homme de Toulouse, associée à une équipe d'universitaires coordonnée par Daniel Welzer-Lang. Du 1er février au 30 juin 2011, 47 auditeurs et auditrices ont observé 543 affaires, au terme de 112 audiences, auditionné avocat-e-s, magistrats, professionnel-le-s du droit. La conférence présente l’analyse sociologique de cette justice expéditive réservée aux « mauvais pauvres », jeune et la plupart du temps « blacks » ou « beurs ».
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MERCREDI 12 DÉCEMBRE À 18H
LES JEUNES DANS L’ESPACE PUBLIC : DÉSORDRE OU RECOMPOSITION ?
Conférence par Véronique Bordes
maitre de conférences à l'université Toulouse II le Mirail, appartenant à
l'UMR EFTS, unité mixte de recherche Education Formation Travail Savoirs.
L’espace public est un lieu dans lequel chacun doit pouvoir circuler ou stationner. Pourtant, lorsque la jeunesse s’y installe, cela devient problématique. Qu’est-ce que l’espace public ? Comment est-il pensé, par qui et pour qui ? Quel est l’usage aujourd’hui de l’espace public ? Comment les jeunes et les adultes s’y croisent ? Quelle limite entre l’espace public et l’espace privé ? Autant de questions que nous aborderons en nous appuyant sur des exemples concrets.
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MERCREDI 30 JANVIER 2013 À 18H
LE PROJET “PHOEBUS” : Un exemple pionnier de diffusion scientifique entre Wikipédia et le Muséum de Toulouse
Conférence par Didier Descousens
naturaliste, Président de l’Institut Picot de Lapeyrouse
PHOEBUS est une aventure originale qui, pour l’instant, n’a pas d’équivalent dans le monde. Ce projet consiste à numériser, et à diffuser le plus largement possible, avec une licence libre, les images de l’ensemble des collections d’un Muséum. Ce qui nous permettra de rappeler le rôle des Musées dans la société. De voir la part grandissante des nouvelles technologies de communication comme vecteur du savoir. Nous essayerons de ne pas confondre l’outil et l’oeuvre qui en résulte. Sans oublier l’aspect négatif : la lutte pour le pouvoir passe, souvent, par une rétentions des connaissances. Mais surtout PHOEBUS n’a rien inventé, il est l’application pratique d’un principe philosophique : "Plus l'homme sera éclairé, plus il sera libre" (Voltaire).
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MERCREDI 27 FÉVRIER À 18H
LA SCIENCE POUR TOUS : POUR QUOI FAIRE ?
Les enjeux de la médiation scientifique
Conférence par Damien Jayat
historien des sciences et médiateur scientifique
D'un côté, la science. Compliquée, inaccessible, enfermée dans une tour d'ivoire pleine de mots étranges, de symboles illisibles et de concepts inabordables. De l'autre, le "grand public". Intrigué ou curieux, amusé par le savoir ou terrorisé depuis l'école, rempli d'appréhensions ou de préjugés sur la science, ce qu'elle produit et les acteurs qui la font vivre. Entre les deux ? La "médiation scientifique" qui essaie, comme son nom le laisse supposer, de faire en sorte que ces deux mondes se parlent et se comprennent. Elle use pour cela de multiples moyens, des magazines spécialisés aux docufictions aux heures de grande écoute. La médiation suit, selon les cas, plusieurs objectifs avoués... ou non. Cette soirée sera consacrée aux enjeux de la médiation scientifique, pour chercher une (ou des) réponse(s) à cette question : à quoi sert la médiation scientifique ? Une question innocente qui fait plonger jusqu'au coeur de la science et de ses rapports avec la société dans laquelle elle évolue.
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MERCREDI 27 MARS À 18H
DÉLIAISON DU DISCOURS CONTEMPORAIN
Conférence par Nathalie Estrampes
psychologue
Notre société connaît un remaniement symbolique, imaginaire amorcé selon Marcel Gauchet dans L'avènement de la démocratie depuis le milieu du 19ème siècle. Nous avons quitté une société régie par la prééminence de la fonction paternelle (autorité verticale) et la famille traditionnelle. Depuis, nous sommes entrés de plain-pied dans une société tramée horizontalement sur le schéma des réseaux (sociaux, internet, mobilité…) avec la famille recomposée traversée par le primat de la négociation. Cette nouvelle donne est propice au développement de l'individu qui peut alors s'affranchir de son héritage personnel et ainsi trouver la voie de son développement personnel de façon originale. Le revers de la médaille consiste en une obligation à choisir, à inventer son destin parfois en dehors de tout contenant idéologique ou religieux collectif. Ceci rompt alors avec la monotonie et le fatalisme de la société précédente qui dictait sa place à chacun. Cependant, ce système avait au moins l'avantage d'être confortable psychiquement alors qu'aujourd'hui, l'injonction à créer et choisir provoque ce qu'Ehrenberg nomme, « La fatigue d'être soi », propice à la dépression voire au voeu de se supprimer en se suicidant. En repérant les grandes lignes de ces remaniements, nous tenterons de comprendre les effets sur le psychisme de l'individu contemporain et les approches que nous pouvons lui proposer pour palier les conséquences parfois délétères de la liberté offerte par la démocratie moderne.
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MERCREDI 24 AVRIL À 18H
LA DIGNITÉ DE L’HOMOSEXUALITÉ
petit rappel contre l’homophobie ambiante
Conférence par Eric Lowen
Directeur de l’Université populaire de philosophie
Les débordements de haine, d’homophobie et de violence suscités par les opposants au mariage pour tous - qui ont dépassé les oppositions d’opinions normales dans le cadre démocratique -, et dont la nature profonde repose sur un obscurantisme homophobique religieux, demande de manière urgente de rappeler certaines notions fondamentales à l’égard de l’Humanité. Lutter contre l’homophobie, pour le droit à la sexualité de son choix dans le respect des libertés individuelles fondamentales, ce n’est pas de l’activisme homo-bi-transinter ou autre, c’est défendre les droits de l’Homme, les droits de tout être humain. Il faut même aller plus loin et reconnaître l’égale dignité de l’homosexualité par rapport à l’hétérosexualité. C’est autant une question de vérité que de démocratie.
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MERCREDI 29 MAI À 18H
LE MÉTIER D’ÉLÈVE EXISTE-T-IL?
Conférence par Zaïna Folco
chercheur à l'université du Mirail UT2 en sciences de l'Education, spécialisée sur les représentations scolaires des élèves et les rapports au savoir.
Que demandent les parents à l'enfant qui rentre de l'école ? : "As-tu bien travaillé aujourd'hui ?" De nombreux ouvrages et articles francophones (Perrenoud, 1994; La Borderie, 1991 ; Sirota, 1993) ont essayé de définir le métier d'élève. Si les élèves ont un métier, ils ont donc un travail comportant des tâches précises liées à des savoir-faire particuliers. Ce métier qu'il pratique au sein d'une institution fait de lui un acteur, un être social, producteur et citoyen. En a-t-il conscience ?
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MERCREDI 26 JUIN A 18H
LA SUPÉRIORITÉ DES VALEURS OCCIDENTALES
ou plutôt des valeurs portées principalement à ce jour par l’occident
Conférence par Eric Lowen
Toutes les civilisations ne se valent pas, toutes les cultures ne se valent pas, toutes les valeurs ne se valent pas. Et le choc des civilisations, même s’il n’est ni une fatalité ni obligatoire, est bien une réalité dans de nombreux cas. Ce n’est pas parce que des mouvements politiques, de gauche comme de droite, occidentaux ou autres, ont politisé démagogiquement ces questions qu’elles n’existent pas. Au coeur de ces problèmes se trouve la question des valeurs sociales architectoniques, homéotiques. A ce jour, les valeurs humanistes occidentales (dont la démocratie et les droits de l’homme ne sont que les plus visibles) sont des valeurs supérieures, universelles et préférables pour l’épanouissement humain aux valeurs traditionnelles, nationalistes et religieuses, qu’elles soient chrétiennes, bouddhistes, hindouistes, musulmanes, etc. Pour comprendre cela, il convient de préciser (ce qui n’est que rarement fait) ce qu’est “l’occident”, de même qu’est-ce qu’une valeur sociale et ce que sont les valeurs occidentales ? La compréhension de leur supériorité et de leur universalité est la condition de leur protection en occident et de leur développement extraoccidental.
